Nous proposons des conférences théâtralisées de Gérard Noiriel Directeur dEtude à l’Ehess. Il est acompagné d’une comédienne qui rend la proposition ludique gràce à des saynètes théâtrales, des personnages joués, des montages audiovisuels, des marionnettes qui permettent de rendre les propos du conférencier attractifs.
ON VOUS PROPOSE
Prochainement à partir d'octobre
FAUSSES NOUVELLES ET DISCRIMINATIONS
DES ANCIENS BOBARDS À L’I.A
(Conférence théâtralisée de Gérard Noiriel et Martine Derrier)
collaboration artistique Michel Quidu
Musique Hadrien Kollyris
soutenue par la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Anti-sémitisme et la Haine anti-LGBT).
Cette conférence théâtralisée commence par une réflexion sur le rôle contradictoire que joue aujourd’hui l’intelligence artificielle (I.A.) dans la production des connaissances. On évoque la plainte déposée en novembre 2025 par la Ligue des droits de l’homme et SOS Racisme, contre les propos négationnistes publiés par GROK, l’I.A Générative créée par Elon Musk.
On explique ensuite le fonctionnement de l’I.A., pour montrer que les côtés positifs de cette nouvelle technologie ne doivent pas cacher les risques qu’elle peut engendrer en alimentant des « fausses nouvelles »
On montre ensuite que cette contradiction n’est pas nouvelle. Depuis les débuts de la presse écrite, le combat contre les fausses nouvelles au nom de la vérité a été un enjeu essentiel dans le combat démocratique. Le mot «canard» – qui désigne aujourd’hui (au sens figuré) n’importe quel journal – était déjà utilisé au XVIIIe siècle pour signaler des « fausses nouvelles lancées dans la presse ».
On donne des exemples historiques pour montrer le rôle qu’ont joué les « fausses nouvelles » dans la persécution des femmes accusées de sorcellerie, dans la haine des juifs accusés d’empoisonner les puits pour tuer les chrétiens, et dans les justifications de l’esclavage. On revient sur le rôle actuel de l’I.A, en prenant l’exemple des statistiques sur la criminalité proposées par Chat GPT. On explique pourquoi, derrière l’apparence de neutralité scientifique, elles contribuent à la stigmatisation des minorités.
La dernière partie de cette conférence théâtralisée rappelle les luttes qui ont été menées au nom de la vérité contre les fausses nouvelles depuis plusieurs siècles. On termine en s’interrogeant sur les nouveaux moyens qu’il faut mettre en œuvre aujourd’hui pour que les réseaux sociaux et l’I.A., ne ne soient plus des menaces pour nos valeurs démocratiques.
Dates prévues en lycées, centres sociaux, médiathèques, MJC, espaces culturels, théâtres.
Présentation rapide du collectif Daja :
Le collectif Daja soutenu par la DILCRAH et le Pass-culture traduit dans des langages accessibles à tous et artistiques des connaissances en sciences sociales. Il a créé des spectacles de théâtre avec des scènes Nationales et des CDN mais s’est tourné résolument vers les associations civiques et humanistes pour présenter des petites formes pour atteindre les publics populaires et les élèves de collèges et lycées. Depuis 2018, il présente des conférences théâtralisées avec Gérard Noiriel et Martine Derrier.
Et...
On s’interroge sur le rôle que jouent les chaînes d’info en continu et les réseaux sociaux dans le processus d’assignation identitaire, qui réduit l’identité d’une personne à une seule de ses dimensions.
Le propos est mis en scène par de petites scénettes jouées par la comédienne, des marionnettes, des chansons et des illustrations en vidéo.
Dates prévues en lycées, centres sociaux, médiathèques, MJC, espaces culturels, théâtres.
Question de « races » racisme, antisémitisme, assignations identitaires
(Conférence théâtralisée de Gérard Noiriel et Martine Derrier)
collaboration artistique Michel Quidu
soutenue par la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Anti-sémitisme et la Haine anti-LGBT).
On commence par évoquer la première grande loi réprimant le racisme (votée en 1972) en s’interrogeant sur les insultes qui peuvent être condamnées comme « racistes » par les juges et celles qui échappent à la loi. On s’interroge aussi sur la différence établie entre insultes « privées » et insultes « publiques ». L’éclairage historique permet de retracer la genèse du mot « race » depuis le moment fondateur qu’a été la colonisation du Mexique par les Espagnols. Puis on montre comment, au XIXe siècle, les médecins, les écrivains, les journalistes, les chanteurs et les politiciens ont fabriqué les stéréotypes sur les Africains illustrés par le mot « bamboula ».
On rappelle que l’antisémitisme s’est développé, à la même époque, à partir des caricatures sur la « race juive », dont les Nazis se sont servis pour exterminer les Juifs d’Europe. La loi de 1972 a été justifiée par la volonté d’empêcher le retour de cette barbarie. Ce qui n’a pas empêché la persistance des discriminations visant les minorités.
La conférence se termine par une réflexion sur les changements récents des définitions et des usages politiques des termes « racisme » et « antisémitisme »; changements illustrés par l’irruption brutale des polémiques sur le wokisme.
Le clown Chocolat fait sa rumba
Récital audio visuel
Avec
Monika Lam
et
Hadrien Kollyris
Composition originale des musiciens
À partir de l’exposition
Sur les traces d’un artiste sans nom
Du collectif DAJA
Conception Martine Derrier
Et Gérard Noiriel
déplacement de 3 personnes
Concert audio visuel sur des musique jazz afro-cubaine.
On retrace ainsi la vie de Raphael (dit le clown Chocolat) issu de l’esclavage et n’ayant par conséquent pas de nom. Il a su cependant se faire une place en tant qu’artiste à Paris, Il a connu une grande notoriété avec et sans Foottit .
Le concert et l’exposition se complètent, et leur symbiose présente un autre aspect de la vie du personnage que celle du spectacle « Chocolat blues » ou encore du film «Chocolat ».
L’émotion qu’il suscite se conjugue avec la connaissance des musiques de son temps et leur influence sur aujourd’hui.
Spectacle Duree : 45 mn. possibilité d’animations à la suite du spectacle.
à partir de 11 ans
TOUJOURS EN TOURNEE
Des noms à coucher dehors
(Conférence théâtralisée de Gérard Noiriel et Martine Derrier)
collaboration artistique Michel Quidu
Musique Hadrien Kollyris
soutenue par la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Anti-sémitisme et la Haine anti-LGBT).
Le nom propre est une dimension essentielle de l’identité des individus depuis les débuts de l’humanité. Il a toujours été un enjeu pour valoriser les uns et dévaloriser les autres. A partir du XIXe siècle, l’émergence des Etats nations a alimenté un discours xénophobe dénonçant celles et ceux qui avaient des noms « à coucher dehors » (c’est-à-dire des étrangers que les nationaux n’étaient pas prêts à accueillir chez eux).
Dates prévues en lycées, centres sociaux, médiathèques, MJC, espaces culturels, théâtres.
Cette conférence théâtralisée montre comment ce type de stigmatisation a évolué depuis le début du XIXe siècle jusqu’à nos jours; les différentes formes qu’elle a prise selon les pays et selon les communautés minoritaires montrées du doigt. Comment et pourquoi l’appartenance nationale est-elle devenue un élément majeur des identités collectives tout en affectant fortement l’identité personnelle des individus? Comment le droit, l’enseignement, le sport et la politique ont-ils contribué à la construction du « nous Français »? On s’appuie également sur l’histoire des patronymes et des « noms à coucher dehors » pour comprendre les ressorts intimes de la xénophobie, mais aussi de ses évolutions au cours du temps.
C’est une manière originale de s’interroger sur l’histoire de la construction des nations et de ses effets sur les individus.
Le propos est illustré par plusieurs sketches, lecture de documents, illustrations et petites séquences vidéo.
Il est suivi d’un débat avec le public qui permet d’approfondir les questions abordées pendant le spectacle.
Tout public à partir de 13 ans
Photos « Des noms à coucher dehors »
LA RHETORIQUE DE LA HAINE
TEASER PREMIÈRE VERSION DE LA CONFÉRENCE QUI A ÉVOLUÉ DEPUIS.
Cette conférence gesticulée et théâtralisée est construite autour d’un personnage fictif « Drumour » qui incarne les différentes postures qu’adoptent aujourd’hui les polémistes et les agitateurs qui diffusent des discours de haine sur les réseaux sociaux ou les chaînes d’information en continu. Le recours à la fiction permet de prendre du recul par rapport à l’actualité afin de focaliser l’attention du public sur les facteurs qui entrent en jeu dans la fabrication d’une croyance collective ; transformant ainsi une minorité en « problème » au détriment de toute argumentation rationnelle. Le spectacle est aussi une réflexion sur le métier d’historien et les problèmes auxquels il se heurte quand il veut combattre ces discours de haine en s’appuyant sur son savoir.
L’humour, la dérision, l’ironie sont mobilisés pour inciter le spectateur à réfléchir et à s’interroger sur lui-même.
Le spectacle est suivi d’un débat avec le public au cours duquel on insiste, d’une part, sur l’importance de la rhétorique (entendue comme « l’art de convaincre ») des discours qui alimentent encore aujourd’hui les haines racistes et antisémites et, d’autre part, sur la difficulté d’y répondre uniquement par des arguments rationnels.
Le spectacle alterne des jeux de rôle sous forme dialoguée, des lectures et projections de documents d’époque, des chansons populaires, reprises en choeur. Le public est invité à participer et à animer le débat qui occupe la seconde partie de la soirée.
TOUS NOS SPECTACLE SONT SOUTENUS PAR LA DELEGATION INTERMINISTERIEL CONTRE LE RACISME, L’ANTISEMITISME ET LA HAINE ANTI LGBT
NOS ANCETRES LES MIGRANTS (reprise uniquement si plus de 3 dates)