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Daja une association d'éducation populaire qui traduit dans des langages accessibles à tous et culturels des connaissances en sciences sociales....... Daja une association d'éducation populaire qui traduit dans des langages accessibles à tous et culturels des connaissances en sciences sociales......Daja une association d'éducation populaire qui traduit dans des langages accessibles à tous et culturels des connaissances en sciences sociales......

-Edition de "Paradis en-rhumés" de Elisa Lerioni . Illustration de Martine Derrière's-

« Les Tropiques, tu verras, c’est le paradis ! » Vraiment ? En dépit des salades qu’ils se racontent, les personnage sont loin d’avoir trouvé la paix. Partir, revenir, se souvenir… ils sont aux prises avec les démons du passé. Le recueil propose des histoires singulières qui interrogent l’altérité dans cette terre unique qu’est l’île de La Réunion. Un voyage pimenté qui peut surprendre, un peu comme lorsqu’on déguste un vieux rhum.

-projet d'une nouvelle conférence théâtralisée

 Des noms à coucher dehors.

 

Texte de Gérard Noiriel

Parties théâtrales Martine Derrier

Le nom propre est une dimension essentielle de l’identité des individus depuis les débuts de l’humanité. Il a toujours été un enjeu pour valoriser les uns et dévaloriser les autres. A partir du XIXe siècle, l’émergence des Etats nations a alimenté un discours xénophoble dénonçant celles et ceux qui avaient des noms « à coucher dehors » (c’est-à-dire des étrangers que les nationaux n’étaient pas près à accueillir chez eux).

Cette conférence théâtralisée montre comment ce type de stigmatisation a évolué depuis le début du XIXe siècle jusqu’à nos jours; les différentes formes qu’elle a prise selon les pays et selon les communautés minoritaires montrées du doigt.

C’est une manière originale d’aborder l’histoire de la xénophobie, de l’antisémitisme et du racisme, mais aussi de s’interroger sur l’histoire de la construction des nations et de ses effets sur les individus.

Le propos est illustré par plusieurs sketches, lecture de documents, illustrations et petites séquences vidéo.

Il est suivi d’un débat avec le public qui permet d’approfondir les questions abordées pendant le spectacle.

- Réalisation d'un film avec le lycée Louis Arago de Villeneuve-Saint-Georges

Projet à l’initiative du centre de documentation du lycée et les élèves de terminale à partir de la conférence théâtralisée : Comment défendre sa dignité ?

- Reprise du seul en scène "Chocolat blues" avec Gora Diakhaté dans le cadre " Le temps des mémoires" de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.

du 20 au 22 décembre 2023

au Centre Paris Anim’ Jacques Bravo, 14/18 rue de la Tour des dames 75019 PARIS

Inspiré du livre de Gérard Noiriel, Chocolat clown nègre (bayard 2012), Chocolat blues est à l’origine du film « Chocolat » avec Omar Sy et James Thierrée dans une réalisation de Roschdy Zem. Il rend hommage au premier artiste noir ayant connu la célébrité sur une scène française.

Jeune esclave cubain, vendu à un marchand espagnol, il arrive à Paris en 1886, comme domestique d’un clown anglais. Il devient la vedette d’une pantomime nautique au Nouveau cirque dès 1888, qu’il ne quittera plus pendant 20 ans. Mime, danseur, dompteur, il révolutionne l’art des clowns en inventant la comédie clownesque avec George Foottit. Tombé dans l’oubli, il meurt en 1917. A travers l’histoire de cet artiste affublé d’un surnom humiliant et qui n’a jamais eu d’état civil, ce spectacle aborde aussi la question des discriminations et du combat pour la dignité.

Par sa fougue et son talent, Gora Diakhaté rend ici un magnifique hommage à cet artiste injustement oublié, dans un spectacle qui conjugue habilement la mise en scène des archives, les inserts vidéo, l’art du conte, la danse et la pantomime. Nous avons choisi une forme privilégiant la gestuelle des esclaves afro-américains que le clown Chocolat a été le premier à présenter au public français et qui s’est transmise ensuite grâce au cake walk, au charleston, jusqu’au hip hop d’aujourd’hui.

La représentation est suivie d’ordinaire par une rencontre avec l’auteur, dont les nombreux travaux portent sur l’histoire de l’immigration et de l’Etat-nation, mais qui s’intéresse également au rôle que le spectacle vivant peut jouer dans le renouvellement de l’éducation populaire. Il est l’auteur de plusieurs textes de théâtre, publiés récemment aux éditions DAJA.

Le spectacle Chocolat Blues tourne depuis plusieurs années dans les les lieux les plus divers. Il est actuellement présenté dans des collèges, dans le cadre d’un parcours pédagogique avec la Ligue de l’enseignement (section de Paris). Il peut être complété par une exposition itinérante qui retrace l’histoire du clown Chocolat dans son époque. Cette exposition, patronnée par la mairie de Paris, a été présentée en février 2016, avec un grand succès, à la Maison des Métallos. Elle peut être accompagnée d’une visite commentée de Gérard Noiriel et des sketches de Foottit et Chocolat, joués en live par Gora Diakhaté et Michel Quidu.